A l'attention de toutes les rédactions :
Droit de Réponse
refusé par le journal Le Monde à Jean Luc Raharimanana co-auteur de
l'ouvrage collectif "L'Afrique répond à Sarkozy - Contre le discours de
Dakar" suite à la publication d’un article diffamatoire du journaliste
Philippe Bernard, sous le titre « Des intellectuels africains en colère
» . A lire .
http://www.lemonde.fr/archives/..."
Le
quotidien français "Le Monde" vient de refuser la publication du droit
de réponse aux auteurs du livre "L'Afrique répond à Sarkozy - Contre le
discours de Dakar", suite à la publication dans l'édition du Vendredi
29 février 2008, d'un article réquisitoire signé du journaliste
Philippe Bernard.
Cet article dirigé particulièrement contre Makhily
Gassama, coordinateur du livre, a été publié dans la page "Débats" du
journal et rangé dans la rubrique "Au courrier des lecteurs" sous le
titre "Des intellectuels africains en colère" (Page 22).
Comment une
tribune signée du responsable du service Afrique du Monde peut-elle se
retrouver dans le courrier des lecteurs ? La rédaction du Monde
a-t-elle honte des approximations et autres absurdités étalées dans cet
article de Philippe Bernard, au point de le "cacher" dans le courrier
des lecteurs ? Ou bien, de manière plus pernicieuse, y a-t-il une
volonté délibérée de manipuler le lecteur ?
Dans la même édition du
Monde, le supplément "Le Monde des Livres" (8 pages), il n’y a pas une
seule ligne consacrée au livre "L'Afrique répond à Sarkozy" vendu déjà
à plusieurs milliers d'exemplaires, en moins d'une semaine après sa
parution. Quel curieux procédé !
En refusant de publier le droit
de réponse des auteurs de cet ouvrage collectif écrit par 23
intellectuels africains venant de toutes les régions du continent, le
quotidien Le Monde a clairement pris fait et cause pour son prétendu
"spécialiste de l'Afrique".
En tout cas, que la rédaction du Monde
le veuille ou non ce droit de réponse sera largement diffusé pour
démontrer à tous les lecteurs et aux internautes que le livre-réponse
au discours controversé du Président Sarkozy tenu à Dakar le 26 juillet
2007 est tout sauf de la colère de quelques intellectuels africains.
lundi 10 mars 2008
Réponse à la critique de l'ouvrage « L'Afrique répond à Sarkozy » : droit de réponse refusé par le Journal Le Monde
Par Ngamba NGALIMOUNI le lundi 10 mars 2008, 15:06 - Info Relayée
mardi 27 novembre 2007
Pourquoi le système éducatif occidental est inapproprié pour les enfants d’origine africaine.
Par Abla Pokou le mardi 27 novembre 2007, 11:40 - Info Relayée
Par Mistress Hort.
Alors que nos enfants commencent une nouvelle année scolaire, je voudrais tenter d'expliquer à notre communauté, et en particulier aux jeunes parents pourquoi et comment l'enfant africain a été systématiquement mal instruit dans le monde occidental, ces 500 dernières années. Ceci, afin de comprendre les racines de certaines aberrations et comportements autodestructeurs que l’on peut voir aujourd’hui dans notre communauté. C’est également dans le but d’aider les parents à prendre conscience du malaise actuel, afin qu’ils puissent offrir un avenir meilleur à leurs enfants et leur communauté. Il est impératif de ne plus laisser l'éducation des enfants dans les seules mains de l’éducation nationale occidentale. Il vaudrait mieux suivre le conseil de Malcolm X qui avait dit, il y a des années : « L’éducation de l'enfant noir commence quand la cloche sonne à l’école à 16 heures de l’après-midi» (cela variera d’un pays à l’autre selon l’heure de fermeture). Nous n'avons pas suivi son conseil, et aujourd'hui, notre jeunesse en subit les conséquences. La situation des enfants noirs tout autour de la planète s'est considérablement dégradée depuis l’époque de Malcolm X. Aujourd'hui, nous sommes obligés de suivre le conseil de Pr. Asa Hilliard, l’un des grands pédagogues africains décédé récemment, qui avait dit avant de nous quitter « L'éducation des peuples africains est une nécessité pressante. C'est une question de vie ou de mort. Nous ne devons plus permettre une nouvelle génération d’enfants n’ayant aucune identité et ignorant tout de l'Afrique. »
dimanche 25 novembre 2007
Les paroles du Guide...
Par Abla Pokou le dimanche 25 novembre 2007, 11:52 - A méditer
« L’objectif n°1 dans la lutte d’indépendance nationale que nous menons et que tout peuple opprimé doit mener jusqu’au succès ou jusqu’à sa disparition totale, est de provoquer la prise de conscience de tous les Africains de l’Afrique Noire. Nous entendons par prise de conscience le travail d’avant-garde qui amènera chaque africain, depuis le Sahara jusqu’au Cap, depuis le citadin (ouvrier, artisan, notable, fonctionnaire) jusqu’au paysan, depuis le Musulman jusqu’au Chrétien en passant par les disciples des religions paléonigritiques, à réaliser :
1 - Qu’on doit lutter pour des idées et non pour des personnes.
2 - Que le sort du peuple est avant tout dans ses propres mains.
3 - Qu’il ne dépend pas essentiellement de l’éloquence revendicative d’un quelconque député à une quelconque Chambre ou Assemblée européenne.
4 - Que ce sort peut être amélioré ici-bas par un moyen naturel déjà pratiqué avec succès par d’autres peuples, autrement dit que l’homme peut transformer la société et la nature (...) »Cheikh Anta DIOP, Alerte sous les tropiques *, p. 45, éditions Présence Africaine, 1990.
* Cet ouvrage est un recueil d’articles rédigés entre 1946 et 1960 ; le texte présenté est extrait d’un article datant de 1952.
dimanche 11 novembre 2007
Petite gymnastique cérébrale.
Par Ngamba NGALIMOUNI le dimanche 11 novembre 2007, 18:52 - Le sens de notre lutte
Au cours des différentes conversations que nous avons l’occasion de partager avec nos sœurs et frères, le manque – relatif – d’esprit critique dont nous pouvons, de manière générale, faire preuve dès lors qu’il s’agit de l’exercer sur notre propre réalité, est un détail sur lequel nous devrions prendre le temps de nous pencher. La raison en est simple : seul l’exercice régulier et sans complaisance d’une analyse critique de nos comportements peut nous permettre d’identifier nos faiblesses, de remonter à leurs véritables racines pour les corriger définitivement.
Remarquons au passage que cette démarche identification / investigation / correction s’inscrit respectivement dans le présent / le passé / l’avenir.
Une manière simple de s’interroger sur les sources d’une pratique qui nous semble courante aujourd’hui, consisterait à répondre de manière récursive à la question « pourquoi ? ». Ainsi, pour prendre un exemple connu, on pourrait se demander « pourquoi je défrise les cheveux de mon enfant ? », et de constater, une fois encore, que seule une observation des faits passés permet réellement de répondre à ce questionnement (nous renvoyons celles et ceux qui seraient tentés – et ils sont nombreux – d’apporter, en guise de réponse finale, des arguments d’ordre esthétique, à se questionner sur l’origine de cette conception du « beau » qui se trouve précisément à l’opposé de leur apparence naturelle).
Etant donné le fait que notre éducation (valeurs, mœurs, environnement) détermine une grande partie de nos réflexes sociaux, il convient de s’interroger sur l’origine de ces « habitudes ». Aussi, de « pourquoi je défrise les cheveux de mon enfant », on passe généralement à « pourquoi je me défrise les cheveux », voire « pourquoi ma mère se défrisait – se défrise – les cheveux »… de pourquoi en pourquoi, on finit par se demander « pourquoi les Noirs se défrisent-ils les cheveux ? », plus précisément « pourquoi le premier – la première en fait – noir s'est-il défrisé les cheveux ? » … ce qui nous ramène aux origines du défrisage dont le contexte et les motivations suffiraient à convaincre les pratiquants les plus assidus – pourvu qu’ils aient un minimum d’autonomie intellectuelle – à détruire les derniers pots de « relaxers » qu’ils ont soigneusement stockés.
La même démarche peut s’appliquer à d’autres phénomènes : « pourquoi de nombreux Africains (Kamits), qu’ils soient nés en Afrique (Kama) ou ailleurs, portent-ils des noms occidentaux ? »… et de faire un parallèle sur le « pourquoi aucun occidental – même résidant en Afrique depuis plusieurs générations – ne porte un nom Africain (Kamit) ? »… Il en est de même pour les religions que nous pratiquons, les langues que nous parlons… jusqu’à notre présence hors d’Afrique en général, en France en particulier.
Par ce texte, nous voulons inciter à plus d’esprit critique vis-à-vis de nos « habitudes », car la plupart du temps, celles-ci ne sont que la reproduction servile de pratiques qui n’émanent nullement de nos décisions. Ce qui importe dans notre démarche c’est davantage le fait de trouver dans le passé les véritables éléments explicatifs de notre situation présente, et d’en faire usage pour nous améliorer dans le futur. Contre la résignation, la mollesse ou la paresse intellectuelles, nous préférons regarder froidement l’Histoire en face. « Je suis esclave parce que mes parents sont esclaves » n’aurait jamais permis à nos Ancêtres d’envisager leur émancipation.
Ankh Udja Snb
jeudi 11 octobre 2007
La nouvelle ruée vers les trésors du sous-sol africain.
Par Abla Pokou le jeudi 11 octobre 2007, 01:16 - Info Relayée
Par Anne Tamsir.
Deux cent ans après le Congrès de Berlin, qui en 1885 consacrait le partage de l’Afrique, c’est à une nouvelle ruée vers l’Afrique et ses ressources que l’on assiste. Comme par le passé ce sont les trésors du sol et sous-sol africain qui aiguisent les appétits insatiables des nations industrialisées. Avec cette fois cependant une nouvelle donne : il s’agit des immenses réserves de pétrole que l’on estime enfouies un peu partout de l’Ouest à l’Est du continent.
L’Afrique elle-même pourra-t-elle enfin bénéficier des ressources dont la Nature l’a amplement gratifiée ? Saura t-elle saisir sa chance et s’engager résolument dans la voie d’un véritable développement économique et humain ? Ou fera t-on encore une fois son histoire sans elle et à son détriment ?
Dans son édition du 17 Octobre 2005, le magazine allemand « Spiegel » consacre à la suite d’autres médias, un long article sur les trésors inestimables dont regorge le sous-sol africain et la guerre quasi ouverte entre Américains et Chinois autour de ses ressources. Ce ne sont là point des vues de l’esprit, mais des faits bien réels que la majorité des Africains cependant semble ignorer.
mercredi 03 octobre 2007
Hérodote, « l'Afrocentriste » de l'Antiquité.
Par Ngamba NGALIMOUNI le mercredi 03 octobre 2007, 22:56 - A méditer
Hérodote (482 – 425 av. l’ère chrétienne), surnommé le « Père de l’Histoire » dans la sphère occidentale, semble être le premier « afrocentriste » de l’histoire. Dans le Livre II (Euterpe) de son œuvre « Histoire », il nous livre de précieux renseignements à propos de l’apparence des anciens Kemits (Egyptiens). En voici quelques extraits (mise en forme Gras et Italique par nous) :
XXII. Le troisième sentiment est le plus faux, quoiqu'il ait un beaucoup plus grand degré de vraisemblance. C'est ne rien dire, en effet, que de prétendre que le Nil provient de la fonte des neiges, lui qui coule de la Libye par le milieu de l'Ethiopie, et entre de là en Egypte. Comment donc pourrait-il être formé par la fonte des neiges, puisqu'il vient d'un climat très chaud dans un pays qui l'est moins ? Un homme capable de raisonner sur ces matières peut trouver ici plusieurs preuves qu'il n'est pas même vraisemblable que les débordements du Nil dérivent de cette cause. La première, et la plus forte, vient des vents ; ceux qui soufflent de ce pays-là sont chauds. La seconde se tire de ce qu'on ne voit jamais en ce pays ni pluie ni glace. S'il y neigeait, il faudrait aussi qu'il y plût ; car c'est une nécessité absolue que, dans un pays où il tombe de la neige, il y pleuve dans l'espace de cinq jours. La troisième vient de ce que la chaleur y rend les hommes noirs, de ce que les milans et les hirondelles y demeurent toute l'année, et de ce que les grues y viennent en hiver, pour éviter les froids de la Scythie. Si donc il neigeait, même en petite quantité, dans le pays que traverse le Nil, ou dans celui où il prend sa source, il est certain qu'il n'arriverait rien de toutes ces choses, comme le prouve ce raisonnement.
LVII. Les Dodonéens donnèrent, à ce qu'il me semble, le nom de colombes à ces femmes, parce que, étant étrangères, elles parlaient un langage qui leur paraissait ressembler à la voix de ces oiseaux ; mais quelque temps après, quand cette femme commença à se faire entendre, ils dirent que la colombe avait parlé ; car, tant qu'elle s'exprima dans une langue étrangère, elle leur parut rendre des sons semblables à ceux des oiseaux. Comment, en effet, pourrait-il se faire qu'une colombe rendit des sons articulés ? Et lorsqu'ils ajoutent que cette colombe était noire, ils nous donnent à entendre que cette femme était égyptienne.
Sans oublier, le désormais célèbre paragraphe 104…
CIV. Quoi qu'il en soit, il paraît que les Colchidiens sont Egyptiens d'origine, et je l'avais présumé avant que d'en avoir entendu parler à d'autres ; mais, comme j'étais curieux de m'en instruire, j'interrogeai ces deux peuples : les Colchidiens se ressouvenaient beaucoup mieux des Egyptiens, que ceux-ci ne se ressouvenaient des Colchidiens. Les Egyptiens pensent que ces peuples sont des descendants d'une partie des troupes de Sésostris. Je le conjecturai aussi sur deux indices : le premier, c'est qu'ils sont noirs, et qu'ils ont les cheveux crépus, preuve assez équivoque, puisqu'ils ont cela de commun avec d'autres peuples ; le second, et le principal, c'est que les Colchidiens, les Egyptiens et les Ethiopiens sont les seuls hommes qui se fassent circoncire de temps immémorial. Les Phéniciens et les Syriens de la Palestine conviennent eux-mêmes qu'ils ont appris la circoncision des Egyptiens ; mais les Syriens qui habitent sur les bords du Thermodon et du Parthénius, et les Macrons, leurs voisins, avouent qu'ils la tiennent depuis peu des Colchidiens. Or, ce sont là les seuls peuples qui pratiquent la circoncision, et encore paraît-il qu'en cela ils ne font qu'imiter les Egyptiens. Comme la circoncision paraît, chez les Egyptiens et les Ethiopiens, remonter à la plus haute antiquité, je ne saurais dire laquelle de ces deux nations la tient de l'autre. A l'égard des autres peuples, ils l'ont prise des Egyptiens, par le commerce qu'ils ont eu avec eux. Je me fonde sur ce que tous les Phéniciens qui fréquentent les Grecs ont perdu la coutume, qu'ils tenaient des Egyptiens, de circoncire les enfants nouveau-nés.
Pour consulter le livre II : cliquez ici.
Les pages relatives aux passages où Hérodote « perd la raison » sont en annexe de cet article. Ces documents ont été téléchargés depuis le site de la Bibilothèque Nationale de France.
Ankh Udja Snb
dimanche 30 septembre 2007
Manifeste de la Révolution Africaine, par J. P. Kaya.
Par Ngamba NGALIMOUNI le dimanche 30 septembre 2007, 22:47 - Info Relayée
Cliquez ici pour télécharger l'intégralité du Manifeste de la Révolution Africaine.L’Afrique est le berceau de l’Humanité et de la civilisation. Les Africains sont, (si l’on accepte d’abandonner la conception fantasmée de la genèse de l’univers) les premiers Hommes apparus sur Terre. Tous les autres peuples et ethnies de l’Humanité descendent des Nègres d’Afrique. C’est peut être pour cette raison que certains d’entre eux, obéissant au complexe d’Œdipe, ont cherché à tuer le père à travers les Africains, qui apparaissent sur le plan symbolique comme une caste de fondateurs de l’Humanité actuelle.
Ainsi, des siècles d’esclavage et, de colonisation, ont engendré une pauvreté structurelle et des maladies innombrables qui handicapent l’être humain et le rendent incapable et improductif, puis le décime en grand nombre. Ce passé exceptionnellement inhumain a provoqué des traumatismes qui ont castré l’Homme Noir, et rendu la société postcoloniale profondément irrationnelle. Sa logique interne : despotique, arbitraire, prédatrice et chaotique, reproduit à l’identique le contenu de la Traite Négrière et de la colonisation, empêchant ainsi l’Afrique de se développer et les citoyens africains de s’épanouir. C’est pourquoi on peut considérer que la communauté africaine a désormais touché le fond, et occupe le dernier rang sur l’échelle humaine. Elle n’a pas d’autre choix aujourd’hui que de se remettre radicalement en cause.
Notre époque se caractérise justement par une prise de conscience collective par les Africains de l’injustice radicale qui les frappe impitoyablement, et les maintient dans une situation de médiocrité totale, pour mieux les asservir ; alors que les ressources colossales de l’Afrique auraient dû leurs permettre d’aspirer à un meilleur destin. Il en découle une aspiration puissante au changement. C’est pourquoi, désormais ceux qui se considèrent comme les véritables patriotes africains, ne doivent plus se contenter de palliatifs et de demi mesures du genre NEPAD, ou de projets mal conçus comme l’Union Africaine, qui n’est qu’une mauvaise copie de l’Union Européenne. Ils doivent s’organiser politiquement et...
Voir aussi J. P. Kaya sur le site Kamitic Culture.
mardi 17 juillet 2007
Pseudo identités noires.
Par Ngamba NGALIMOUNI le mardi 17 juillet 2007, 06:59 - Réactions
1è publication de l'article, le 25 mai 2007.
Nous n’allons pas, ici, nous livrer à une critique détaillée de chacune des assertions gratuites que France 2 nous a servies hier soir dans son reportage « identités noires », sensé apporter quelques éléments objectifs sur les problématiques légitimes qui secouent notre communauté ; je me contenterai de retranscrire mon sentiment à l’instant du générique de fin.
Un professeur, alors que je lui demandais quelque conseil sur le choix d’ouvrages traitant de l’esclavage, me répondait que « même en se targuant de la plus sérieuse objectivité, un livre est toujours écrit dans un but précis ». La question est maintenant de savoir si le but est noble ou non. Ainsi, qu’en est-il du reportage diffusé par notre grande chaîne nationale ? Partial, subjectif, orienté, superficiel… indigne. Je n’ose croire qu’on a voulu là opérer une diversion, et qu’en filigrane de la question de légitimité pour certains à commémorer ou non l’abolition de l'esclavage, se cache une tentative de division.
L’esclavage est, depuis le 21 mai 2001, reconnu en France comme crime contre l’Humanité. A ce titre, l’humanité tout entière (et non les seuls « Antillais ») devrait commémorer son abolition, et étudier ce passé pour en tirer de grandes leçons. Au lieu de cela, on se permet de discriminer sous des prétextes que seuls ceux qui ont une lecture partielle de l’Histoire peuvent encore admettre. Pathétique.
Mais qu’est-ce qui ne tourne par rond chez ces journalistes ? Au point de nous pondre cette caricature de documentaire. L’esclavage est le seul crime contre l’Humanité qu’on se permet de traiter avec une telle légèreté, il est plus que temps que cela cesse !
Que dire de la façon dont les principaux personnages ont été présentés ? Le niveau du reportage tombe ici au plus bas. Dieudonné que l’on croyait banni du paysage audiovisuel français est pourtant « toléré » lorsqu’il s’agit d’illustrer « l’antisémitisme » noir (antisionisme et antisémitisme sont deux notions sur lesquelles on s’amuse volontiers à entretenir la confusion en France)… quel est le but visé ? De qui se moque-t-on ? Doumbi Fakoly auteur d’ouvrages de grande qualité notamment sur la spiritualité africaine et l’origine des religions en général, passe, si l’on en croit les commentaires off d’un journaliste de toute évidence « spécialiste », pour un théoricien « fumeux »… pourquoi un tel mépris ? De qui se moque-t-on ? Kémi Séba présenté comme un véritable fou furieux… on commence à avoir l’habitude, de sorte que même ceux qui ne s’intéressaient pas à son message commencent à y prêter plus d’attention. Enfin le travail louable de l’institut Africamaât et les conférences de Jean Philippe OMOTUNDE, connu pour son engagement, sa rigueur et ses qualités pédagogiques, passent pour une entreprise d’illuminés, toujours selon une cette voix off agaçante, qui finit de démontrer sa méconnaissance des sujets techniques et scientifiques dont il est question. Une fois encore, de qui se moque-t-on ? Le but visé me semble clair.
Enfin, j'espérais qu'un des membres de l'équipe du « reportage » (Jean-Pierre METIVET, Pascal STELLETTA, Sarah MELAYE, Martin SCHVARTZAPEL) se présente aux deux animatrices de l'émission et justifie, comme il est de coutume, le choix du sujet et les motivations qui ont conduit à sa réalisation, l'option de traiter le sujet sous cet angle, etc... tant d'éléments qui tendent à prouver que l'on traite une problématique avec sérieux et surtout, que l'on prend ses responsabilités.
La seule utilité que l’on pourrait reconnaître à cet assemblage confus, est le fait qu’il révèle assez significativement le degré d’aliénation de nos semblables, et je me réjouis que des membres de notre communauté que je croyais jusque là irrécupérables commencent sérieusement à se poser des questions.
La réaction d'Africamaat : www.africamaat.com/.... D'autres réactions ici et ici.
Pour visionner le reportage : www.kamitic-tv.com/....
Ankh Oudjat Sénèb (Vie, Santé, Force)
dimanche 15 juillet 2007
Un peu de courage...
Par Ngamba NGALIMOUNI le dimanche 15 juillet 2007, 15:19 - Le sens de notre lutte
Nous portons tous, de près ou de loin, les stigmates de cette aliénation polymorphe que l’Histoire nous a fait subir et que nous poussons aujourd’hui dans ses derniers retranchements. Nous avons tous, à un moment ou à un autre, cru en ce que nous étions les derniers, que la situation actuelle de notre Terre, Kama, était le fait de la seule incompétence de nos hommes et de nos femmes, que nous n’étions pas aptes à faire face aux complexités qu’impose la vie d’une communauté « civilisée ». Nous y avons tellement cru, que nous avons fini par intégrer cette donnée dans nos comportements ; le piège africaniste [1] a, de ce point de vue, bien fonctionné [2].
Depuis, les choses ont évolué, et chaque semaine apporte son lot d’arguments eurocentristes decomposés, décrédibilisés, réduits au rang de simples farces, d’élucubrations d’apprentis sorciers, au mieux de fables et de romances. Face à un tel choc, l’esprit Afrikain encore sous perfusion, refuse, par instinct de survie, d’accepter ce point de vue nouveau et rejette avec un automatisme stupéfiant ce nouveau paradigme. Il n’est pas rare, par exemple, de trouver parmi les Afrikains de la diaspora les éléments les plus radicalement opposés aux initiatives Afrikaines tentant de replacer Kemet, l’Egypte Antique, dans son berceau Afrikain, oubliant par là même que cet espace se situe géographiquement sur notre continent. Ils sont les premiers à dégainer « vous êtes des afrocentristes », « vos thèses sont racistes, antisémites », « ce que l'on voit en premier sur un arbre, ce sont les feuilles, pas les racines (comprendre : l'étude du passé est sans intérêt) », toutes sortes d'inepties dont eux seuls ont le secret ; ils excellent également dans l’auto-flagellation.
Reconnaissons d’emblée qu’il n’existe pas de vérité absolue et que l’objectivité est fonction de l’héritage culturel de l’observant. N’est-il pas absurde qu’au XXIème siècle, les Afrikains aient à justifier l’emploi d’un paradigme Afrikain pour étudier et écrire leur propre histoire ? Ainsi, je crois rêver quand j’entends de jeunes étudiants afrikains valider les thèses les plus eurocentristes concernant l’histoire de l’Afrique et ironiser du caractère « afrocentriste » des travaux de l'Ancêtre Cheikh Anta Diop, qu’ils n’ont, pour la plupart, pas (encore) étudiés… Pour avoir observé ce genre de comportement de près, ces frères présentent les mêmes symptômes que certains de nos Ancêtres esclaves qui refusaient l’émancipation. Un peu de courage mes frères, il faut rompre définitivement avec cette mentalité d’esclave. De quoi avez-vous peur ? Que risquez-vous ? Le courage fait cruellement défaut à ces esprits Afrikains en errance ; ce manque de courage est la clef qui permet à l’eurocentrisme de continuer de distiller dans leurs veines ce poison, « mortel » pour leur esprit, mais également pour ceux qu’ils approchent. Du courage, c’est tout ce dont notre cause a besoin. Nous ne pouvons continuer de nous conduire en parfaits irresponsables.
Un ami m’a récemment expliqué quelques fondamentaux des techniques de dressages. Je les livre à votre réflexion :
1. Capturer l’animal en « bas-âge »
2. Le dresser très tôt en lui affligeant de vrais coups de fouet (le plus violemment possible)
3. Une fois adulte, l’animal (pourtant devenu plus fort que son dresseur), traumatisé par la douleur du fouet étant enfant, frémira au moindre son de claquement du fouet. Le dresseur, lui, se gardera de fouetter réellement l’animal désormais, car ce dernier, devenu adulte, ne ressentira plus aucune douleur. C’est pourquoi l’une des plus graves « fautes professionnelles » que puisse commettre un dresseur, au risque de sa vie, est de fouetter réellement un fauve adulte.
Comme il m’est toujours apparu absurde de voir des lions majestueux, puissants obéir aux ordres d’un dompteur insignifiant, j’observe avec beaucoup de peine nos frères qui restent convaincus que l’origine de la civilisation remonte au « miracle grec », alors que leurs propres ancêtres « sont les plus anciens guides de l’humanité dans la voie de la civilisation ».
Un site intéressant qui vous immunise contre les « coups de fouet » : www.kamitic-tv.com
[1] D. Westermann, Noirs et Blancs en Afrique, Editions Payot, 1937
[2] Voir également cet article
Ankh Oudjat Snb
vendredi 13 juillet 2007
Pourquoi nous devons ignorer les eurocentristes.
Par Ngamba NGALIMOUNI le vendredi 13 juillet 2007, 19:15 - Le sens de notre lutte
Pourquoi devons apprendre à ignorer ces gens ? Tout simplement parce que la popularité des uns et la notoriété des autres sont fonction de l’attention que nous leur portons. A quoi bon s’enorgueillir d’avoir confronté ses arguments avec ceux de personnes, dont, en définitive, on sait qu’on ne peut rien attendre ; parmi lesquels certains ont été éduqués dans l’eurocentrisme le plus rigoureux ? Pourquoi cette tendance à vouloir que ces gens nous reconnaissent, nous valident ? L’attitude générale d’un kamit en [re]devenir est assez significative à cet égard ; le doute qui anime l’esprit Afrikain en quête de son histoire est chaque jour alimenté par l’avis de tel ou tel spécialiste eurocentriste « mondialement reconnu », avis auquel il accorde naïvement plus d’importance qu’aux études Afrikaines, donc autochtones. Il suffit de décider que ces personnes (ou du moins leurs avis) n’existent plus et c’en est fini ! Alors pourquoi s’attarder à chercher la confrontation avec les eurocentristes ? Les « débats » se terminent rigoureusement de la même façon, leur manière de détourner, d’esquiver les questions de fond suit toujours le même schéma, ces gens ne sont pas intéressés par un dialogue serein, respecteux ; et ils le prouvent : leur arrogance, leur tendance, à peine raciste, à classer les études africaines au rang de rapports de stage… ces gens ne connaissent que la violence, même dans l’argumentation ils le prouvent encore ; le rapport de force prévaut sur toute argumentation scientifique structurée. En outre, ils ne sont pas prêts à débattre de façon sérieuse, donc passons.
« Il s’agit d’être apte à découvrir une vérité scientifique par ses propres moyens en se passant de l’approbation d’autrui, de savoir conserver son autonomie intellectuelle jusqu’à ce que les idéologues qui se couvrent du manteau de la science se rendent compte que l’ère de la supercherie, de l’escroquerie intellectuelle est définitivement révolue. »
Cheikh Anta Diop
« L’Afrique est un continent pauvre, sous-développé, 20 enfants meurent chaque seconde, l’espérance de vie est de 38 ans… » à tout cela je n’accorde plus aucun crédit. Allez vérifier par vous-même si l’Afrique est pauvre, ce n’est pas une question de misère mais de répartition. L’Afrique est la réserve mondiale de matières premières, un véritable coffre fort de ressources naturelles, et l’on veut nous faire croire qu’il s’agit d’une terre sans avenir ? On peut créer des billets de banque, de la monnaie, des écritures scripturales autant que l’on veut, mais on ne peut créer ni pétrole, ni diamant, ni coltane, ni uranium, etc… Arrêtons de donner du crédit à ces gens qui nous prouvent depuis des siècles (les modes opératoires ont changé mais les procédures sont identiques) qu’ils n’ont aucune envie de nous voir nous épanouir. Il est fort à parier que le réveil de l’Afrique enclenchera une série de régressions auxquelles les nations européennes devront faire face. Alors qui à intérêt à ce que les uns végètent dans un sommeil profond ?
Ankh Oudja Snb
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